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Merveilleuses Chimères

23,00

La cité de Cocagnia, où machines à vapeur et électricité se côtoient, vit protégée sous un immense dôme à ciel ouvert pour échapper aux pollutions de l’extérieur. C’est là qu’Isaac Palmer, commissaire, retrouve le corps de Gladys Gold, perforé de coups de tournevis.

Dans le wagon d’un train qui file vers l’ouest, une fille aux cheveux rouges fuit la ville industrielle d’où elle a dû s’arracher. Physalis Morrigan ne reviendra jamais à Cocagnia.

Quelque temps plus tôt, elle y avait intégré une équipe de jeunes apprentis pour remettre en état une machine en panne depuis vingt ans, pour l’entreprise de la DK. Jusqu’à ce qu’un fantôme vienne la hanter, Physalis croyait tout contrôler…

Illustration de couverture : Morgan Danveau

Pour lire ce livre en musique, une playlist concoctée spécialement par l’auteure !

Dédicace personnalisée offerte par l’auteur !

Et sur votre liseuse pour 9.99€

Disponible en eBook sur une centaine de plateformes numériques au prix de 9.99€
ISBN : 978-2-491046-24-8 Collection:
Poids 910 g
Dimensions 24 × 15.5 × 4.6 cm
Série

Fantastique

Florence Desclaux

Enfant à l’imagination débordante, rêveuse et dans la lune, Florence Desclaux commence à écrire un premier roman vers 12 ans, s’inspirant des westerns de Sergio Leone. Au lycée viendra le coup de foudre pour Edmond Rostand, les auteurs du XIXe siècle, les opéras de Verdi ou le cinéma de Quentin Tarentino.
Car elle aime tout cela, Florence : le mélange des genres, les romans psychologiques, se laisser surprendre dans des univers imaginaires dont il faut s’approprier les codes.
Professeur d’histoire-géographie de son état, écrire ne l'a jamais quittée, véritable plaisir devenu besoin de partager les histoires qui existent en elle. Elle s'installe en silence et laisse les personnages lui insuffler leurs valeurs, passions, peurs et envie de s'en sortir. Les images défilent dans sa tête, toujours accompagnées de musiques, se fixent dans les mots qu’elle pose sur la page pour aider le lecteur à s’imaginer, le conduisant dans des univers multiples aux époques fantasmées.
Photographie de Florence : Jean-Jacques Banide

[...] En résumé, Merveilleuses Chimères est un roman vraiment passionnant ! Le mélange steampunk, polar, fantastique est savamment utilisé pour donner au lecteur une très bonne histoire aussi originale que réussie. J’espère que Florence Desclaux aura le succès qu’elle mérite car elle vient de signer un excellent premier roman !
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[... ]On adore suivre ou détester les personnages, mais en aucun cas ils nous laissent indifférents. Et tous, principaux et secondaires, bénéficieront de cette mise en avant. Si dans certains romans cela peut conduire à des longueurs, ici ça apporte un vrai plus au livre. Bref, vous l’aurez compris j’ai été vraiment emballée par ce livre qui a su me captiver et me surprendre.
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Extrait

Nous vous donnerons les moyens de vos ambitions.

Cocagnia avait ce parfum du mythe, l’illusion du paradis.

Le demi-siècle passé l’avait arrachée à l’archaïsme. Protégée par le Grand Dôme, gardien du monde respirable, la ville était désormais tournée vers l’avenir, embrassant les progrès de son temps à marche forcée. Elle étalait ses longs doigts sur la campagne.

Dès qu’il eut posé le pied à l’hôtel Flore, le commissaire Isaac Palmer, avec son adjoint et le légiste, fut accueilli par un directeur fébrile, tiré à quatre épingles, à l’entrée de service. L’homme était sous le choc, gêné et dégoûté d’avoir vu l’horreur pénétrer sans crier gare.

On avait appelé la police au petit matin, à l’heure où l’équipe de jour prend le relais des veilleurs de nuit. Ici, il y avait urgence. L’hôtel avait une réputation à tenir. Il était l’esprit de la modernité. Un fleuron de la cité.

Le directeur pensait déjà à sa clientèle qui sommeillait sereinement et au scandale qui allait éclater. Il n’attendait qu’une chose : que la police s’empare des lieux, purifie l’endroit et conjure le drame.

[…]

Ils entrèrent dans la pièce sous la pleine lumière du plafonnier. Très vite, une forte odeur de fer agressa leurs narines. Le parfum du sang l’attendait comme un vieux compagnon pour le mettre au travail, et celui des roses voulait aussi s’imposer. Palmer comprit ce qu’il allait voir, refréna en lui le dégoût, la peur, la haine. Ce relent agissait sur lui comme un stimulus, qui le mettait en chasse.

Le soleil, à travers d’épais rideaux sombres, éclairait la pièce par la fenêtre. Le sol était jonché des vêtements des deux amants qui y avaient passé la nuit, pantalon d’homme, veste, chemise froissée, manteau, robe, bas, sous-vêtements de femme. Il y avait une bouteille dans un seau à glace, des flûtes sur la table de nuit, un bouquet de roses blanches posé sur une table, une mignonne chambre au papier peint de torsades dorées. S’y ajoutaient des éclaboussures d’un rouge vif, tout autour de la couche et du miroir de l’armoire, qui achevaient de dégouliner le long des murs.

Ils s’approchèrent, en enfilant des gants de caoutchouc.

[…]

Ils s’avancèrent entre l’armoire et le lit. Au milieu des draps maculés de sang, gisait sur le dos le corps nu et sans vie d’une fille aux boucles blondes. Ses bras étaient retombés le long de ses hanches, la tête penchée sur le côté, une grimace sur ses lèvres effrayées, les yeux livides, le cou raide. Sa poitrine était criblée de trous béants, rouges, et ses seins n’étaient plus d’un amas de chairs déchiquetées. La violence des coups répétés avait frappé avec force les poumons, l’estomac, jusqu’au cœur. Certaines côtes avaient été brisées. Les ouvertures défloraient le contenu du ventre. On apercevait les poumons immobiles. Ses jambes jointes avaient gardé la tension des muscles d’un corps qui avait cherché à se débattre. Des éraflures assez profondes marquaient l’intérieur de son poignet et de son bras gauche. Elle avait résisté. Les pliures des draps contre ses flancs avaient gardé la forme de genoux et de pointes de pieds.

Quelqu’un l’avait enjambée, attrapée par les bras, maintenue à sa merci. […] Le visage de la fille était barbouillé de sang, comme son corps malmené. Les coups portés ressemblaient à des impacts de pointes. Pas d’odeur de poudre. Pas de relief de balles. Pas de brûlures.

Des trous de grosses aiguilles épaisses. Il enfonça son doigt sous la peau de plusieurs dizaines de centimètres, sans rencontrer aucun obstacle. Il ne sentait que des éclats d’os. Un couteau, quel qu’il soit, aurait laissé des entailles fines et rectangulaires. Là, c’était différent. L’arme était un objet peu commun, qu’on avait détourné de sa fonction première. Il compta les blessures. Innombrables. Quinze, trente. Un acharnement hors du commun.

Collection Lignes parallèles
Type Livre broché
Année de parution 2020
Nombre de pages 600
Poids 910 g
Dimensions 24 x 15.5 cm
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